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Un grand moment de bonheur en foot loisir


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Un grand moment de bonheur en foot loisir

IMMERSION DANS LE FOOT LOISIR

 

Jusqu’alors, j’avais suivi uniquement des équipes « standard » en foot réduit puis en foot à 11. Cette année, comme mon gone sévit dans l’équipe de Seb, le responsable du foot loisirs de l’AS Montchat, je me suis dit « pourquoi pas ». Un petit rappel pour certains, cette équipe est l’une de celle qui a ramené le plus de trophées depuis quelques années, sans faire de bruit, sans rien demander à personne. Il est vrai que le foot loisir dont le championnat « occulte » n’a guère de presse même au niveau du district dont les comptes rendus hebdomadaires indiquent régulièrement les tirages de coupe mais passent sous un silence diaphane ce championnat qui n’a même pas l’honneur d’apparaître dans les pages idoines.

Et pourtant, il s’y passe des choses footballistiquement cocasses. J’en veux pour preuve le match que j’ai pu suivre hier soir entre le FC MED (le nom ne s’invente pas) et notre équipe Loisirs à 11. Le résultat de 2-2 restera anecdotique mais quand même.

Un grand moment tout d’abord : la découverte du terrain. Enclavée entre une école, des usines et le périphérique Laurent Bonnevay, l’aire de jeu s’avère être un splendide stabilisé. Un de ceux que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître et qui faisait la joie de nos aînés dans les années 70 – 80, avec des limites hasardeuses tracées à la craie, avec ses creux et ces bosses. Un de ceux qui devrait servir de musée à ciel ouvert pour montrer aux jeunes générations le foot de papy. Un de ceux où, une fois lancé, pour vous arrêter vos crampons ne servent pas à grand-chose tant il faut anticiper la distance de freinage. Comme le disait Luc à la mi-temps, un terrain où il faut oublier tout ce que l’on sait du foot montchatois pour se muer en guerriers, combattant dans la poussière, et où seuls les grands ballons envoyés en pâture aux attaquants peuvent s’avérer dangereux.

Le district se fend quand même d’un arbitre officiel. Lequel ne fut pas si mauvais que cela au demeurant. Sifflant souvent un peu vite pour éviter les chutes qui pouvaient s’avérer blessantes. J’en veux pour preuve le 8 du FC MED, sorti la tête en sang pour avoir voulu savourer de trop près le goût minéral du terrain (plus de peur que de mal au final).

Une fin de match dantesque. Black out total. Ce n’est pas l’arbitre qui la décide, mais le gardien du stade qui d’un commun accord avec lui-même coupe les projecteurs. Rideau. Extinction des feux.

Après, il ne faut pas tarder à regagner les vestiaires, pas le temps de se doucher sinon à ses risques et périls, au bout de 10 minutes les plombs sautent. Il faut finir ses ablutions à la lumière des smartphones (les bougies ne sont pas fournies).

Malgré cela, je retiendrai la fraternité des footeux qui après un match âpre et disputé, se congratulent et se serrent la main entre « bonhommes ».

Un vrai moment de bonheur en somme !!

Avec un petit pincement au cœur pour les joueurs du FC MED qui doivent par tous les temps œuvrer sur ce terrain, nos joueurs montchatois seront contents de pouvoir regagner notre luxueux complexe de Foé dès lundi prochain après cette immersion dans le foot de jadis.

 

Bernard

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